La solidarité est un mot qui prend de la valeur à l’ère où nous vivons actuellement. Face à une planète ravagée par les abus, les Hommes doivent se dresser ensemble pour sa survie. Au-delà de l’union des forces, il faut une réelle communion des valeurs. Ainsi, chacun doit penser aux autres plus qu’à soi-même. Puis, penser aux générations futures et à ce que nous leur laissons. Le tourisme solidaire s’inscrit dans cette optique.

Introduction à la cause environnementale et intérêt du tourisme solidaire

L’accroissement des catastrophes naturelles n’est qu’un des signes de détresse que notre planète nous envoie. Le plus injuste dans toute cette dévastation, c’est que ce sont les moins coupables qui paient le plus. En effet, les pays les moins industrialisés subissent le manque de nourriture, d’eau et les intempéries. Or, cet état des choses est causé par les activités nocives et abusives des pays développés. Les appels à la conscientisation sont nombreux.

La cause de l’environnement concerne tous les âges, comme l’a prouvé l’emblématique Greta Thunberg. A l’âge de 15 ans, en 2018, cette militante écologiste déferle sa rage devant le parlement suédois. Elle leur en veut de leur inaction contre le réchauffement climatique. Son vibrant discours, suivi d’actions percutantes, fut relayé par des médias internationaux. D’autres jeunes ont repris son concept de la grève scolaire pour le climat.

Tout ceci pour dire que la cause du climat est le combat de tous et de chaque instant. Surtout en vacances, il est primordial d’adopter un comportement écologique. Trop peu de touristes se préoccupent de l’état de l’environnement du lieu qu’ils quittent. Et cela, quand bien même ils sont militants chez eux. Le concept de tourisme solidaire a été inventé pour parer à cette inconscience.

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Définition, principes et exemples d’application du tourisme solidaire

L’Union Nationale des Associations de Tourisme ou UNAT a donné cette définition du tourisme solidaire : « des formes de tourisme alternatif qui mettent au centre du voyage l’homme et la rencontre et qui s’inscrivent dans une logique de développement des territoires ». L’implication des populations locales dans les différentes phases du projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature et une répartition plus équitable des ressources générées sont les fondements de ces types de tourisme.

La Tanzanie est une destination idéale pour une immersion écovolontaire. Afin d’en savoir plus sur l’accomplissement d’un tourisme solidaire en Tanzanie, il faut préalablement apprendre plus sur ces richesses naturelles : safaris et parcs nationaux à l’image de défendre les animaux, notamment les big five.

Le tourisme solidaire s’apparente au tourisme équitable. Il ne suffit pas que le vacancier trouve son plaisir ou achète quelques babioles commerciales. Il faut que les actions du touriste respectent non seulement l’environnement, mais aussi la culture et l’équilibre socio-économique des locaux. Ainsi, un voyage solidaire se prépare en collaboration avec une entité locale. Il est impératif que tout ou partie des prestations soient confiées à une organisation locale ou à un regroupement de villageois. Ensuite, le voyage doit contribuer au développement du village, d’une manière ou d’une autre. Ainsi, une partie des bénéfices du voyage est versée comme aide à un projet social. Une autre option est que les touristes participent physiquement à des actions de développement.

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Une solidarité qui apporte des bénéfices pour les deux parties

Le touriste qui ose se lancer dans un tel voyage bénéficie d’une expérience hors du commun. En fait, ce genre de tourisme amène les étrangers à habiter chez les locaux. Cette immersion dans la vie quotidienne d’autrui est le meilleur dépaysement qui soit. La rencontre, comme citée dans la définition, constitue un des éléments clé de ce genre de voyage. Les échanges de cultures sont privilégiés. Le but est d’arrêter l’enrichissement des multinationales pour favoriser. En effet, les vacanciers solidaires contribuent à la création d’emplois à long terme. En outre, l’argent recueilli se verse directement aux locaux. La consommation des touristes se calque sur celle des locaux, ce qui permet une meilleure gestion des ressources. Les vacanciers ne se retrouvent pas, dans les sites touristiques, aux longues files d’attente et les hôtels bondés. Ils découvrent à loisir l’envers du décor : la véritable âme de l’endroit visité. Le voyagiste a pour mission de sensibiliser ses clients. Il est tenu de leur parler de chaque spécificité des lieux qu’ils traversent. Il les informe de la situation environnementale, socio-culturelle et économique du pays. Par ailleurs, il est tenu à la transparence. Cela veut dire qu’il leur donne les détails de la répartition des tarifs et des actions de développement qu’il promeut.

Les obstacles à l’effectivité et à l’expansion du concept

Les textes eux-mêmes forment un obstacle. Aucun n’est contraignant. En vérité, il s’agit d’une charte qui incite les gens. Aucune sanction n’est prévue pour les contrevenants. Or, ces textes sont d’une importance capitale pour l’avenir de la planète. Il est vrai que, d’un autre côté, il appartient aux gouvernements des pays concernés de réguler le tourisme chez eux.

Par ailleurs, côté touristes, beaucoup refusent d’abandonner leur confort. Il est vrai que les prestations offertes par un habitant diffèrent de celles des hôtels. La solution est de s’adresser à des hôtels qui appartiennent réellement à des habitants, et qui emploient des habitants. De la même manière, pourquoi manger toujours à l’hôtel ? Il est plus aventureux de partir à la découverte des spécialités locales en y goûtant chez les locaux. Par ailleurs, les vacanciers n’ont pas à contacter eux-mêmes les prestataires. De plus en plus d’agences de voyage proposent cette formule originale mais nécessaire.